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 but in all chaos there is calculation

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baby doll
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MessageSujet: but in all chaos there is calculation  Mer 27 Déc - 16:40

But in all chaos there is calculation

don't worry about the darkness in my soul

it's ignites me like an embered coal

Noah ✧ Hortense
23h25. Les rues nocturnes étaient dorénavant désertes. Le noir n'était éclairé que par les lampadaires et la lumière scintillante de la lune et des étoiles. L'astre de la nuit se fait apercevoir dans toute sa splendeur ce soir. La lune semblait fière de se montrer de là-haut, entourée par ses admiratrices les étoiles. Et bien que ces dernières apportaient plus de beauté et plus d'éclats au magnifique spectacle qui se passait au-dessus de ta tête, ces petites étoiles étaient sans grande importance, à côté de la reine de la soirée. Tu avais de la peine pour ces étoiles. Elles étaient dotées d'une beauté divine, elles semblaient vivantes, libres, et pourtant, elles étaient dédaignées. Absorbée par le paysage qui se passait juste en haut, tu ne prêtais pas attention à où tu lançais tes pieds. Tu marchais, sans savoir quelle direction prendre. Tu voulais juste admirer et profiter de ce spectacle gratuit qui s'offrait à toi en cette soirée mélancolique que tu passais. Disputes, cris, objets volant dans tous les sens.

Ton quotidien te faisait plus que chier. Les seules petites heures de paix que tu passais sans te poser des questions sur les raisons de ton existence dans ce foutu monde, étaient celles où tu te dégourdissais les jambes dans les rues obscures de North Rock Springs. Tu n'as jamais été une très grande admiratrice de cette ville et de l'ambiance pesante qui y gouverne, mais North Rock Springs est d'une toute autre beauté la nuit, quand plus aucun son assourdissant n'y retentit. Il n'y avait que toi, toi et le calme, confrontés l'un à l'autre dans ces allées dépeuplées et dénuées d'un quelconque bruit humain. Hypnotisée par tant de beauté, tu jetas tes baskets à ta droite, et pied suivi d'un autre, tu te laissas aller dans l'herbe frais et humide du Jade Park.

La sensation était particulièrement agréable. Tes pas sur le gazon arrosé et fraichement coupé te chatouillaient légèrement les pieds. Danser le soir, sous un ciel étoilé. Rêve cliché, accompli en cette soirée banale de Mardi. Tes pensées divaguèrent lointainement, jusqu'à ce qu'une main s'empara violemment de ton bras. Le fil que tu tenais avec un autre univers parallèle se coupa en deux. Ton coeur fit un bond, et tu te retournas rapidement vers la personne qui t'agrippait toujours, serrant de plus en plus son entreprise sur ton poignet frêle. "Qu'est-ce... Lâchez-moi!" Une odeur d'alcool forte te chatouilla les narines, et l'homme commença à s'approcher de plus en plus de ton visage tétanisé, l'air de plus en plus menaçant. Sans attendre une seconde de plus, tu commenças à te débattre, criant à gorge déployée, et donnant des coups n'importe où et n'importe comment. À ton plus grand étonnement, l'homme lâcha un soudain cris de douleur. Tu n'attendis pas plus, tu pris tes jambes à ton cou, et tu te lanças dans une course effrénée. "REVIENS ICI!" L'homme commence à te suivre par derrière. Tes pieds nus qui s'appuyaient contre des cailloux te faisaient mal. Deux larmes de détresse s'échappèrent de tes yeux humides. Le lion n'allait pas tarder à s'attaquer à sa proie.

Soudain, tu aperçu de loin une silhouette. Tu fis l'effort d'accélérer ta course. "Toi! Arrête!" Crias-tu avec une pincée d'espoir dans tes yeux qui s'illuminèrent lorsque le bonhomme s'arrêta de sa marche. Brin d'espoir qui s'estompa rapidement lorsqu'il se retourna. Tatouages du cou jusqu'aux bras, regard sombre, presque noir, traits de visage d'un grand dur. Toi qui d'habitude ne jugeais pas quelqu'un à la première impression qu'il te donnait, tu ne savais pas si tu devais t'arrêter, le supplier de t'aider, et faire une petite prière pour qu'il ne soit pas pire que celui qui te pourchassait toujours par derrière, ou alors continuer ta course endiablée, et risquer le pire. Bien que sans très grande confiance, la première option te sembla être le choix le moins risqué. En tout cas, tu priais mentalement pour. "Excuse-moi..." Soufflas-tu avec une respiration saccadée. "Je t'en supplie, aide-m..." Tu n'eus même pas le temps de continuer ta phrase que ton agresseur te tira d'une traite par la main, plantant violemment ses griffes dans la pomme de ta main. "Tu vas me le payer petite garce."


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MessageSujet: Re: but in all chaos there is calculation  Mer 27 Déc - 18:45


But in all
chaos there is calculation
▬ Don’t want to let you down, but I am hell bound, though this is all for you, don’t want to hide the truth ▬

23h25. Aucun bruit. Le silence de la nuit, le sublime de la Lune qui éclabousse l’herbe émeraude de son halo lumineux. Je suis amoureux de l’astre lunaire, des étoiles et leur éclat poudreux. Amoureux des ténèbres, du réconfort que m’apporte l’obscurité dans laquelle je me noie encore et encore. Je suis un loup de la nuit, un loup qui rôde dès le crépuscule. Un loup qui traque. Un dealeur de bonheur, des sachets de poudre magique dans les poches, de quoi dilater des pupilles pour le mois suivant. J’inspire l’air pur à plein poumons, je me délecte de ce calme si fragile à North Rock Springs. On est bien loin des grosses villes qui fourmillent de monde, mais on a notre lot de drames ici. La violence est à tous les coins de rue, ça peut éclater à tout moment. C’est comme une bombe à retardement. Comme ma mère, à l’époque. Jusqu’à ce que je lui échappe in extremis. Mais à North Rock Springs, personne n’y échappe. On y est tous mêlés, d’une façon ou d’une autre. On s’y trouve tous confrontés à un moment donné. Et seuls les plus malins arrivent à passer à travers les mailles du filet.

L’herbe est tendre sous mes Timberland, je l’entendrais presque doucement craquer. De ma bouche s’élèvent régulièrement des volutes de fumée givrée, témoin de la température peu élevée à cette époque de l’année. Mais le froid ne me dérange pas. J’ai laissé ma moto garée en marge de Jade Park, le temps de régler un business rapide. C’était pas prévu, mais je crache jamais sur un peu de thunes en plus. La poche pleine de billets verts, je retourne tranquillement à mon point de départ quand j’entends un cri déchirer la nuit. Je m’arrête un court instant, je tends l’oreille. J’aurais juré que c’était pas un animal. Je fronce légèrement les sourcils. J’entends plus rien. Je reprends ma route, aussi discret que possible, me fondant dans l’ombre.

- Toi! Arrête!

Je fais volte-face, et mon regard tombe sur ta silhouette qui s’approche rapidement de moi. Qu’est-ce que tu me veux ? T’es tout près maintenant, et t’es complètement essoufflée, comme si ça faisait un moment que tu courrais. Et je vois bien que tu commences à regretter de m’avoir interpellé, quelle qu’en soit la raison. Victime des apparences, apparence que je cultive dans ce sens depuis mes seize ans. Depuis que j’ai brisé mes chaînes, pour rompre avec ma vie d’avant. Mes tatouages visibles sur mes mains et mon cou, mon perfecto en cuir noir, mon regard acéré et froid. J’ai pas vraiment l’air abordable ni franchement enclin à la discussion, j’en ai parfaitement conscience.

- Qu’est-ce tu veux ?
- Excuse-moi…

T’as l’air paniquée, voire même tout à fait effrayée. Pourtant, il me semblait que la voix que j’ai entendu crier était plutôt masculine. Bien plus grave que la tienne, en tous cas. J’ai l’impression qu’il manque un élément à l’histoire, comme si j’avais zappé un épisode. Je te toise, dans l’attente de la suite de phrase qui visiblement peine à venir à la surface. Et c’est là que je remarque que t’as pas de chaussures aux pieds. Ce détail m’interpelle.

- Je t'en supplie, aide-m…

Tout s’enchaîne brusquement, comme si le monde fonctionnait au ralenti et qu’on avait accéléré la cadence d’un seul coup. T’as pas le temps de terminer ta phrase. Un type sorti de nulle part t’agrippe et te tire brutalement. Les pièces du puzzle se mettent alors en place dans ma tête, et sans réfléchir, je le choppe par le bras, le tire vers moi et lui colle une droite à faire rougir les jointures de ma main. Il tombe par terre, je le relève par le même bras, que je tords violemment à l’arrière de son dos, lui arrachant un cri de douleur intense.

- Ca t’amuse de traquer les nanas dans les bois, sale bâtard ?

Et j’ai pas l’habitude de jouer les héros, c’est vrai. Je suis pas foncièrement méchant non plus. C’est juste que c’est pas mon truc. Mon univers à moi, il est sombre, il est brut de décoffrage. Je fais pas dans le social, je tends pas forcément ma main vers les gens. Mais ce soir, ça se fait naturellement, sans que je sache trop pourquoi. C’est peut-être la terreur dans tes yeux, la vraie, celle qui fait décoller le coeur de la poitrine et qui secoue l’âme. Ou bien tes cheveux décoiffés et tes pieds nus. La lueur d’espoir que j’ai aperçu, quand nos prunelles se sont croisées. Ou peut-être que c’est le hasard. Juste le hasard.

Je mets le sale type à genoux, et de mon autre main je bascule sa tête en arrière en tirant sur ses cheveux. Un éclat argenté vient briller sous sa gorge.

- J'te laisse dix secondes pour te barrer d’ici et plus jamais y refoutre tes pieds. J’suis bien clair ?

Mes doigts habiles exercent une légère pression sur la lame. Pas trop. Juste assez pour faire perler une toute petite goutte carmin. Il me supplie, bégaye, s’excuse. Un gros minable en somme. Je lui fous un coup de genou pour le faire tomber au sol. Il trébuche pour se relever et déguerpit en courant. D’un geste machinal, j’essuie la lame sur mon jean et elle disparaît au fond de ma poche aussi rapidement qu’elle en est sortie. Et je percute que t’es toujours là, que t’as pas bougé. J’ai conscience de la violence de la scène à laquelle tu viens d’assister, t’es peut-être en état de choc. Alors je reste où je suis, et avec une voix nettement plus adoucie que quand je m’adressais à ce mec, je te demande :

- Ca va ?

EXORDIUM.


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MessageSujet: Re: but in all chaos there is calculation  Jeu 28 Déc - 1:44

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Noah ✧ Hortense
Tout se passa à la vitesse d'un éclair. Yeux écarquillés, s'apprêtant à sortir de leurs orbites et main couvrant ta bouche dorénavant sous forme de "O". Tu avais tout d'abord aperçu une lumière blanche éclatante, qui aurait facilement pu passer pour un morceau en cristal. Le morceau de cristal s'avéra en fait être une lame, qui te ne passa pas inaperçue. Ce fût rapide. Rapide, mais efficace. Tu avais clairement l'impression d'assister au tournage d'une scène tout droit sortie d'un film d'action. Ton coeur battait la chamade, prêt à exploser d'une seconde à l'autre dans ta cage thoracique. Tes mains se faisaient de plus en plus moites, tes doigts se mettaient à trembloter, et la peur émanait des traits anodins de ton visage pétrifié. Tu faisais dorénavant face au tatoué impétueux, seule, sans la moindre personne aux alentours. Cheveux ébènes, mâchoire contractée, bras musclés. Ses allures de gros dur t'intimidaient fortement.

Tu te sentais ridicule face à sa taille imposante. Il avait tout d'un homme sans pitié, et pourtant, c'était de la pitié qu'il avait eu pour toi ce soir-là. Leçon du jour, ne plus jamais se fier aux apparences. Tu ne savais pas si tu devais le craindre, et le quitter avec un merci sec, ou alors tenter d'entamer une conversation. La lame disparut discrètement, tout comme elle a apparu. Le danger n'était plus là. Du moins, c'est ce que ta conscience tentait de te faire croire. Il n'avait pas l'air méchant ce tatoué. Après tout, il venait de te sauver la peau. Sans lui, tu ignores ce qui aurait pu t'arriver. Les sorties nocturnes ? Plus jamais de la vie. Ou alors, tu allais devoir te promener avec un couteau à beurre. Moins menaçant, moins crédible, et surtout, carrément moins stylé. Mais c'était mieux que rien. "Ça va ?" Perdue dans tes pensées, et toujours aussi abasourdie par tout ce qui venait de se passer devant tes yeux, la voix rauque du tatoué te fit ridiculement sursauter. Tu avais l'air complètement mijaurée et sotte comme fille.

Tu avais tout d'une fourmi, capturée dans les filets d'une araignée venimeuse. "Oui je... Je vais bien." Ta réponse se fit en un murmure pitoyable. "Je ne sais absolument pas ce qui se serait passé si tu n'étais pas là, et je n'ai même pas envie de le savoir. Merci beaucoup." Tu adressas un petit sourire reconnaissant au jeune homme, avant de poursuivre aussitôt. "Hortense. Enchantée." Tu n'avais dorénavant plus peur de cet inconnu. Il ne semblait pas vouloir chercher à finir le travail du psychopathe précédant, et il n'avait pas l'air bien dangereux. En tout cas, tu ne le redoutais plus. Tu lui tendis assurément ta main, intriguée par chacun de ses tatouages, subjuguée par son attitude tout aussi héroïque qu'énigmatique. Tu le guettais, tentant d'apercevoir une quelconque émotion, une quelconque faille, mais son visage demeurait neutre. Il semblait indéchiffrable, impénétrable. Il était protégé par une couverture noire opaque, que tu souhaitais voir s'estomper au fur et à mesure de votre conversation. Tu voulais percer l'aura sibylline de ce mystérieux tatoué, mais avant tout, tu voulais retrouver tes baskets. Tu avais terriblement mal à tes pieds, frigorifiés à cause du froid polaire et couverts par quelques égratignures à cause de ta course endiablée. "J'ai laissé mes chaussures trainer quelque part et j'ai peur d'y retourner toute seule... Ça ne te dérangerait pas de m'accompagner ?" Osas-tu donc demander au jeune homme, espérant comme réponse un acquiescement.


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MessageSujet: Re: but in all chaos there is calculation  Jeu 28 Déc - 18:08


But in all
chaos there is calculation
▬ Don’t want to let you down, but I am hell bound, though this is all for you, don’t want to hide the truth ▬

T’as l’air tétanisée. J’arrive à percevoir les tremblements de ton corps d’où je suis, et ton visage est figé dans une expression entre la surprise et la terreur. Je suppose que t’as vu ce genre de scène que dans les films. Machinalement, je passe ma main dans mes cheveux, plus par simple réflexe que pour réellement les recoiffer. T’es complètement paumée, et je peux pas m’empêcher d’être un poil agacé. Plus par habitude envers les nanas, que pour ton cas précis, que je peux évidemment comprendre.

- Oui je... Je vais bien.
- Cool.

J’ai dû tendre l’oreille pour t’entendre parler, et ma réponse est des plus basiques, volontairement détachée. Y’a comme un malaise entre nous. Je pense pouvoir affirmer sans me tromper que je te fais flipper. Encore plus maintenant que t’as vu de quoi j’étais capable. Et que je suis armé. Mais c’est pas pour ça que je vais sortir le costume de gros nounours et te chanter une berceuse.

- Je ne sais absolument pas ce qui se serait passé si tu n'étais pas là, et je n'ai même pas envie de le savoir. Merci beaucoup.

J’ai pas le temps de répondre, et c’est pas plus mal. J’aurais pas su quoi dire de toute façon. En tous cas, t’as l’air de contrer ta peur par un flot de paroles. T’oses me faire une esquisse de sourire, et je me dis que t’es peut-être pas un cas si désespéré que ça. N’empêche que je me demande bien ce que tu foutais par ici à cette heure-là. Avec ta tête innocente, t’es une proie facile, presque convoitée, pour tout un tas de sales types. Tu dois pas être très futée pour t’être aventurée jusque là au beau milieu de la nuit. Ou alors t’as inconsciemment le goût du risque dans la peau.

- Hortense. Enchantée.

Hortense. Même ton prénom respire la naïveté. J’hésite un moment avant de répondre. Pas que décliner mon identité me dérange particulièrement, mais ça instaure une proximité dont je me méfie. J’ai pas envie que tu me prennes pour ton sauveur et que tu te mettes à me suivre partout. J’ai pas le profil pour ça. Finalement, je décide de serrer la petite main que tu me tends. Et je sens ton regard qui analyse chacun de mes tatouages visibles sous les rayons de la Lune, qui se questionne sur leur origine, leur étendue peut-être aussi. Les gens ont toujours la même attitude quand ils me rencontrent la première fois. Je m’y suis fait.

- Noah.

Juste Noah. Parce que je suis pas nécessairement enchanté de faire ta connaissance. Parce qu’encore une fois, je prends soin d’établir une sorte de distance de sécurité entre toi et moi. T’es comme le faon inconscient qui veut jouer avec le loup. Loup désemparé, qui pourrait t’avaler d’une seule bouchée. Mais loup prudent, loup qui laisse faire en restant sur la réserve.

- J'ai laissé mes chaussures trainer quelque part et j'ai peur d'y retourner toute seule... Ça ne te dérangerait pas de m'accompagner ?

Et voilà. Ce que je redoutais est en train de se passer. Il est hors de question que je t’accompagne où que ce soit. Je jette un coup d’oeil à tes pieds, par réflexe. Ils sont presque violets et plutôt mal en point. C’est ce foutu regard de quelques secondes qui me fait changer d’avis, je le sens. Je veux bien comprendre que t’es en galère sans tes baskets, et que t’es flippée de retourner là-bas toute seule. Alors à la limite, je veux bien faire cet effort-là. Mais juste ça. Et ensuite, nos chemins se sépareront. Je lâche un léger soupir qui dessine dans les airs un petit nuage éphémère.

- Par où on va ?

Je dis pas oui directement, mais ma question en réponse à la tienne suffit implicitement, même si y'a peu de motivation qui transparaît. Quelque chose me dit que tu vas pas rester silencieuse sur le chemin, et je regrette déjà d’avoir accepté. Mais t’as ce je ne sais quoi dans le regard qui me dit que je peux décemment pas te lâcher dans la nature. Tu te ferais bouffer par la première bestiole qui passera, à coup sûr. Je te fixe de mes iris monochromes. Ta peau presque diaphane reflète le halo lunaire, et des tâches de rousseur constellent ton visage. T’as les traits fins, presque enfantins, et des prunelles qui, contrairement aux miennes, se fondent dans l’obscurité. T’es pas très grande, je te dépasse largement, et puis t’es frêle aussi. Il suffirait que je te souffle dessus pour que tu perdes l’équilibre. T’es vulnérable, et ce soir en t’exposant comme tu l’as fait, tu t’es clairement jetée dans la gueule du loup.

- Bon, on bouge parce que j’compte pas m’éterniser ici.


La phrase la plus longue que je t’ai adressée jusque là. Ni vraiment hostile, ni amical. Juste détaché. Barricadé, en fait.

EXORDIUM.


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MessageSujet: Re: but in all chaos there is calculation  Ven 29 Déc - 2:54

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Noah ✧ Hortense
Tes doigts s'entremêlaient nerveusement. Tu priais intérieurement pour que le tatoué ne décline pas ta demande. Tu ne voulais pas t'aventurer à nouveau dans ce jardin habituellement serin la journée, mais dangereusement périlleux le soir. "Par où on va ?" Le ton froid que le brun employa ne te passa carrément pas inaperçu. Mais de toute toute façon, tu ne t'attendais pas à ce qu'il soit plus chaleureux, et à ce qu'il te câline, en te nommant pauvre chou. Il t'a sauvé la peau, et c'est déjà très suffisant. "Ce n'est pas très loin, ne t'en fais pas." Tu le regardais avec détresse, le suppliant presque du regard. Tu ne voulais pas risquer ta vie, en retournant sans accompagnateur à cet endroit. L'alcoolique rodait peut-être toujours aux alentours. Puis raison de plus, tu voulais en savoir plus sur ce Noah, qui semblait vouloir garder une très grande distance entre vous deux. "Bon, on bouge parce que j’compte pas m’éterniser ici." Un grand soulagement, et un énorme poids de moins sur tes épaules.

Voilà ce que tu ressentis après ces mots. Tu ne pus t'empêcher de lâcher un long soupir soulagé, allégeant la boule qui demeurait toujours dans ton ventre. Tu souris une seconde fois à Noah, très largement cette fois-ci. Tu étais contente qu'il ne t'abandonnait pas dans ces rues ombreuses. Tu n'étais pas prête à courir et à crier à l'aide à nouveau. Tu commenças donc à marcher, affichant à chaque pas une petite grimace de douleur. Le vent glacial te frappait agréablement le visage. Les mèches de tes cheveux roux dansaient dans le ciel, s'entremêlant derrière ta tête, tes mains étaient cachées dans les poches de ta veste, et le bout de ton nez était rougi, à cause du froid hivernal de ce soir.

Tu lanças un bref regard discret à Noah. Le brun ténébreux s'avançait avec assurance et de manière droite, le menton haut et le regard viré droit devant lui. Il marchait très vite, et tu avais un peu de mal à le rattraper avec tes petits pas pourtant très accélérés. "S'il te plaît, est-ce que tu peux essayer de marcher moins vite ?" Risquas-tu avec une petite grimace, craignant de le mettre en colère. "J'ai juste très mal aux pieds alors..." Continuas-tu, non sans te maudire intérieurement une dizaine de fois. "On est bientôt arrivés." Il n'était pas très bavard ce tatoué. Tu étais la seule qui comblais à chaque fois le silence, rendant l'ambiance encore plus gênante qu'elle ne l'était déjà. "Sinon, que fais-tu ici vers une telle heure ? Si ce n'est pas indiscret." Emportée par une curiosité soudaine, tu fis une nouvelle tentative, espérant rendre le brun plus bavard. Ce gars faisait ressortir de toi des défauts que tu ne te connaissais habituellement pas. Tu n'étais pas un moulin à paroles, mais il t'intriguait tellement que tu cherchais par tous les moyens quelque chose à dire juste pour le faire parler, histoire d'en savoir plus sur sa personne qu'il semblait vouloir garder secrète.


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MessageSujet: Re: but in all chaos there is calculation  Ven 29 Déc - 17:55


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Le silence est de retour. On entend que l’herbe craquante sous nos pieds, et la brise qui siffle entre les branches. T’as tout de la petite biche effrayée par la noirceur qui t’entoure. Les mêmes grands yeux noirs pleins de détresse, le même pelage fauve, les mêmes pas un peu hésitants. Et si au début, t’avais clairement peur de moi, maintenant tu me vois comme ton protecteur. T’es soulagée que j’accepte de t’escorter jusqu’à l’endroit où t’as stupidement abandonné tes baskets. T’as encore ce sourire sur les lèvres, bien plus grand, bien plus franc. Et moi, je sais pas où j’ai foutu les pieds, alors je détourne le regard le premier.

J’ai pas envie de perdre plus de temps, j’accélère la cadence, sans me soucier de toi. Autant abréger ce moment. Mais j’ai l’impression que t’as du mal à me suivre. Tu traînes, avec tes jambes bien plus courtes que les miennes. Quand je fais un pas, t’en fais trois.

- S'il te plaît, est-ce que tu peux essayer de marcher moins vite ?

Sans m’arrêter, je tourne la tête vers toi, surpris par tant d’audace de ta part. Tu commences à prendre tes aises avec moi, et ça me plaît pas trop. Je t’ai tendu la main un quart de seconde, tu t’es approprié mon bras tout entier. Va falloir que je rectifie ça, que je pose des barrières avant que tu t’immisces totalement dans ma vie.

- Tu crois que j’ai toute la nuit devant moi ?
- J'ai juste très mal aux pieds alors…

J’ai effectivement toute la nuit devant moi. C’est juste que j’ai pas envie de la passer avec toi. On n’est pas potes. J’ai réglé son compte à ce type et ça s’arrête là. Mais malgré tout, je ralentis un peu. Et c’est pas que je suis gentil, c’est juste que tu me fais pitié. Juste ça. C’est tout. Rien d’autre.

Un nouveau coup d’oeil vers tes pieds, et je me rends compte qu’ils commencent à souffrir du froid et des blessures que tu t’es infligées en courant tout à l’heure. C’est vrai que ça doit pas être super agréable. T’as l’air d’une gosse, avec tes mains enfoncées dans tes poches, ton nez rougit par le froid et tes cheveux en bataille. Tes intonations enfantines qui me laissent entendre que t’es vraiment pas très futée, et surtout très vulnérable. Et c’est probablement ce qui t’a menée là ce soir. Tout droit dans les filets du grand méchant loup.

- On est bientôt arrivés.

Tant mieux. Je dis rien, mais je suis content que cette expédition touche presque à sa fin. C’est pas mon délire, de jouer les héros. Je suis pas comme ça. Je suis pas une bonne personne. Je fais partie du camp des méchants, de ceux qui rôdent à la nuit tombée pour se délecter des fragiles proies comme toi. De ceux qui flirtent avec l’obscurité, qui dansent avec les ténèbres pendant que les autres dorment naïvement dans leur lit douillet. Je suis pas fréquentable. Je suis dangereux. T’en as eu une brève démonstration un peu plus tôt.

- Sinon, que fais-tu ici vers une telle heure ? Si ce n'est pas indiscret.
- Crois-mois, t’as pas envie d’le savoir.

Des mots francs, assurés, qui vont probablement t’effrayer, mais qui reflètent une inéluctable réalité. T’es curieuse. Trop curieuse. Et je suis étonné que t’aies pas encore remarqué le blouson des Black Swans que je porte comme une seconde peau. Qui fait corps avec mon âme obscure. Il fait sombre, c’est vrai. Mais le grand cygne noir délicatement brodé sur le cuir froid ressort comme l’ombre d’un vautour qui plane. Qu’est-ce qu’un loup fait dans les bois en pleine nuit, dis-moi ? Il traque le petit chaperon rouge.

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MessageSujet: Re: but in all chaos there is calculation  Sam 30 Déc - 2:13

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Le silence pesant était désagréablement frustrant. Surtout pour toi en fait. Tu étais si intriguée, si subjuguée. Tu avais une multitude de questions en tête que tu souhaitais tant poser au tatoué, mais premièrement, tu n'osais tout simplement pas. Tu ne voulais pas l'agacer, et tu avais peur qu'il te plante toute seule dans cet endroit avec un psychopathe aux alentours. Puis deuxièmement, ça ne semblait pas lui faire trop plaisir de t'accompagner, alors taper la discute, ce n'était probablement pas son délire. "Crois-mois, t’as pas envie d’le savoir." Tu fronces tes sourcils en regardant bizarrement Noah. Tu ne réponds pas, te contentant de répéter cette phrase une dizaine de fois dans ta tête. Ta bouche s'entrouvre légèrement, puis se referme.

Tu n'arrives pas à faire comme si tu n'as rien entendu, alors emportée par cette foutue curiosité, tu te permets lui poser une seconde question. "Pourquoi tu dis ça ? Si je te pose la question, c'est que forcément, j'ai envie d'avoir une réponse." Répliquas-tu doucement, avec un hochement d'épaules naïf. Tu gagnais de plus en plus ta confiance en la compagnie du jeune homme, et tu profitais au fil des secondes de cette confiance pour lui poser les questions qui te trottaient la tête. "Cette ville est si toxique, si nocive. Pourtant elle est dotée d'une beauté rustique la nuit. Tu ne trouves pas ? Tous ces étoiles ne demandent qu'à être contemplées." Osas-tu t'exprimer, en levant innocemment ton visage vers le ciel d'un magnifique bleu marine envoûtant, presque ensorcelant.

"J'ai mis ma vie en jeu, en me baladant toute seule dans cet endroit. Pourtant, maintenant que le danger s'est éloigné, je n'arrive pas à me détacher du ciel qui fait toute la beauté de ce parc. Je suis prête à risquer ma vie une seconde fois, rien que pour admirer à nouveau ce joli spectacle." Lâchas-tu en balayant d'un regard rêveur le parc plongé dans une obscurité peu rassurante. Tu n'en avais légèrement rien à faire de passer pour une tarée aux yeux du tatoué. Tu disais la vérité, tu allais sans doute revenir faire un petit tour dans ce parc. Tu te tus en replaçant honteusement ton regard vers tes pieds abîmés. La douleur que tu ne ressentais plus lorsque tu parlais revient d'un seul coup, t'arrachant une nouvelle grimace, mais à ton plus grand bonheur, vous êtes arrivés à l'endroit où tu avais abandonné tes chaussures toute à l'heure, lorsque tu avais cédé à la tentation du ciel. Tu les vois de loin négligemment jetés sur le sol. "On y est." Chuchotas-tu en te dirigeant vers ta paire de chaussures. Tu t'affalas sur le sol en enfilant non sans douleur tes baskets, puis te te levas d'un seul coup, manquant de te ramasser par terre.

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MessageSujet: Re: but in all chaos there is calculation  Sam 6 Jan - 21:31


But in all
chaos there is calculation
▬ Don’t want to let you down, but I am hell bound, though this is all for you, don’t want to hide the truth ▬

- Pourquoi tu dis ça ? Si je te pose la question, c'est que forcément, j'ai envie d'avoir une réponse.

Je tourne la tête vers toi, et je te toise avant de lâcher un soupir, agacé. T’as une sacré répartie quand t’es pas tétanisée par la peur. T’as l’air d’avoir parfaitement retrouvé l’usage de la parole. Même un peu trop à mon goût. Mon regard s’assombrit et devient nuit, lui aussi. Parce que tu commences à me taper sur le système.

- Et moi j’t’ai dit que tu voulais pas savoir. Fin de l’histoire.

On dirait une gamine qui insiste pour ouvrir ses cadeaux de Noël en avance. Mais je suis persuadé que si tu savais ce que je trafiquais ici avant que tu débarques, tu prendrais tes jambes à ton cou. Même avec tes pieds dans cet état-là. Puis j’ai pas envie de te parler de moi. J’ai pas envie de parler tout court. Je sais pas pourquoi t’insistes, ça se voit pourtant. Je suis pas de ceux qui ont la langue bien pendue, qui partagent leurs pensées comme un livre ouvert. Je suis un amoureux du silence, des mots pesés avant d’être balancés au monde.

- Cette ville est si toxique, si nocive. Pourtant elle est dotée d'une beauté rustique la nuit. Tu ne trouves pas ? Tous ces étoiles ne demandent qu'à être contemplées.

C’est reparti. Tu lèves les yeux vers le ciel, et presque par réflexe, les miens suivent le mouvement. Et je peux décemment pas te contredire. North Rock Springs est pleine de venin, pleine de rancoeur qui l’obscurcit. Elle est polluée par la haine, par les coups de tonnerres fracassants d’une guerre interminable. Une guerre vicieuse, destructrice. Mais la nuit, la nuit c’est une renaissance. La nuit, elle se révèle sous sa véritable identité. Une beauté à couper le souffle, un ciel d’encre, éclaboussé d’un milliard d’étoiles. Et t’as raison, alors je dis rien. Qu’est-ce que je pourrais dire, de toute façon ?

- J'ai mis ma vie en jeu, en me baladant toute seule dans cet endroit. Pourtant, maintenant que le danger s'est éloigné, je n'arrive pas à me détacher du ciel qui fait toute la beauté de ce parc. Je suis prête à risquer ma vie une seconde fois, rien que pour admirer à nouveau ce joli spectacle.
- T’es pas la seule à risquer ta vie pour l’amour de la nuit.

C’est comme un aveu qui tombe, imprévu, inattendu. Autant pour toi, que pour moi. A demi-mots, une des raisons pour laquelle t’es tombée sur moi ici. Et ton regard émerveillé, semblable à celui d’une gamine face au Père Noël, qui se noie dans l’étendue noire du parc. T’avais dit que c’était pas si loin, mais finalement ça fait un moment qu’on marche. La douleur refait surface dans tes pieds, ton regard te trahit, même si cette fois, tu dis rien. Tu te contentes d’une petite grimace. Et ça éveille un peu de peine, quelque part en moi. La faute à ton air de gosse paumée, livrée à elle-même. La faute à ton regard rêveur quand il balaye l’obscurité de la nuit.

- On y est.
- Putain, c'est pas trop tôt.

Un petit murmure. Tout petit murmure, que j’entends à peine malgré le silence qui pèse. Peut-être que t’as réalisé que tu parlais trop. Ou que j’étais pas bavard. Mais en tous cas, je suis soulagé d’être enfin arrivé, et mon ton plein de sarcasme le fait bien sentir. T’as pas arrêté de me bombarder de questions. Une minute de plus, et j’aurais fini par péter les plombs. Tu te laisses tomber sur l’herbe givrée, et t’enfiles tes baskets. Mais je vois bien que c’est une torture pour toi. Ta bouche se tord, tu fronces les sourcils. Et vu leur état, c’est bien normal. Le froid les a mordu en profondeur, et ta course pour échapper à ce sale type les a sacrément amochés. Et même si pour arriver jusqu’ici, on a tranquillement marché sur l’herbe, ça n’a rien arrangé. Je t’observe en silence, ce que je sais faire de mieux. Tu te lèves d’un bond, tu manques de perdre l’équilibre. Je lève les yeux au ciel. T’as l’air d’être une catastrophe ambulante. Je fais un pas et te rattrape par le bras. Et je sais pas pourquoi, mais la vision de tes pieds me lâche pas. Faut que tu refasses le tour pour sortir du parc. Dans cet état, t’y seras demain, au plus tôt. Et si tu retombes sur le fameux type de tout à l’heure, cette fois, je donne pas cher de ta peau. Alors je fais taire mon cerveau l’espace d’un instant.

- Monte.


Je te désigne mon dos d’un geste aussi bref que sec. Je sais pas pourquoi je fais ça. Je vais sûrement le regretter amèrement vu que t’arrêtes déjà pas de me coller. Ca risque pas d’arranger la chose. Mais ma conscience me titille. Et t’as ce truc dans le regard, cette innocence qui me pousse à pas te laisser en plan ici. Ou peut-être que c’est juste que tu me fais pitié. Ouais, voilà. Tu fais juste pitié.

EXORDIUM.


@Hortense Harrington


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MessageSujet: Re: but in all chaos there is calculation  Sam 20 Jan - 2:14

But in all chaos there is calculation

don't worry about the darkness in my soul

it's ignites me like an embered coal

Noah ✧ Hortense
Tu tournas bêtement la tête aux alentours, craignant déjà cette aura malsaine et agreste qui semblait t'attendre impatiemment, cachée derrière la somptuosité nocturne du lieu. Tu ne te sentais pas prête et surtout, pas confiante à l'idée de quitter maintenant le jeune homme. Premièrement, parce que bien que la boule qui était dans ton ventre avait diminué, elle ne s'était pas évaporée pour autant. Et deuxièmement, ce tatoué t'intriguait bien plus qu'il t'apeurait. Son regard tenace, sa posture virile, la froideur qui émanait de ses mots, l'invulnérabilité qui dégageait de chacun de ses gestes... Plus rien de l'image qu'il te montrait te faisait peur. "Monte." Tu savais qu'il était capable de t'étrangler en ce moment-même, avant de te jeter sans la moindre pitié quelque part, tout simplement parce que tu étais trop agaçante, trop curieuse.

Mais tu savais aussi qu'il n'allait rien faire de tout cela. La preuve, le brun te proposa même de monter sur son dos, non sans se munir d'un ton sans une grande émotion apparente. Tu commençais un peu à t'y habituer, tu ne t'attendais pas à un ton plus jovial de sa part. D'abord subjuguée, tu ne fis pas le moindre mouvement, puis en te rendant compte que ça n'allait que l'emmerder encore plus si tu déclinais son offre, tu t'avanças timidement vers le tatoué, puis tu sautas d'un coup sur son dos, entourant aussitôt tes bras sur son cou. "Je ne t'étrangle pas trop ?" Demandas-tu d'une toute petite voix semblable à celle d'une souris, lâchant légèrement ton entreprise sur le cou du tatoué. Aussi ridicule que cela pouvait paraitre, tu ne voulais pas lui faire mal, tu te sentirais trop peinée sinon. "En tout cas merci, c'est très gentil de ta part." Remercias-tu le jeune homme.

Et bien qu'il ne pouvait pas le voir, tu ne pus empêcher un large sourire sincère se dessiner niaisement sur tes lèvres. "Tu as l'air robuste. Un peu comme une machine de guerre, mais au fond, tu es un jeune homme très sympa." Lâchas-tu après exactement vingt secondes de silence où Noah s'avançait vers la sortie du parc. Pourtant tu essayais, mais tu ne pouvais pas garder ton calme plus longtemps. "On dirait Grincheux, dans Blanche-Neige et les Sept Nains avec tes sourcils tout le temps froncés." Rigolas-tu ridiculement en imitant les traits du jeune homme. Cette phrase, tu l'avais dit parce que tu commençais à tomber dans la fatigue. Et toi, quand tu étais fatiguée, tu pouvais dire n'importe quoi, un peu comme si tu étais sous l'effet de l'alcool.

Soudain, tu éternuas tout près de l'oreille du jeune homme. Ta petite veste ne t'avait pas suffit pour te garder au chaud, alors, tu allais probablement passer les deux prochains jours scotchée dans ton lit, avec des boites à mouchoirs partout. "À mes souhaits." Chuchotas-tu en essayant de vaincre le sommeil. Tu posas ta tête sur l'épaule droit du jeune homme en baillant et en fermant tes paupières, sans pour autant te laisser tenter par les bras de Morphée, qui semblaient t'attendre avec impatience. "C'est quoi ton plus grand rêve sinon ? Moi je voudrai devenir danseuse." Lâchas-tu curieusement. Faire la conversation allait en plus de nourrir ta curiosité, te faire éviter le sommeil dans lequel tu ne voulais pas tomber. Et même si il ne semblait pas très ouvert à la discussion, Noah ne te l'avait toujours pas ouvertement dit, alors tu allais profiter de son silence et de sa patience, en feignant naïvement l'ignorance.



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