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 la solitude est une tempête de silence qui arrache toutes nos branches mortes.

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love is blindness
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MessageSujet: la solitude est une tempête de silence qui arrache toutes nos branches mortes.  Mer 20 Déc - 14:46

noah, judy

la solitude est une tempête de silence qui arrache toutes nos branches mortes.

▼▲▼

À croire que mon téléphone portable ne me servait à rien. Il était posé sur l'étagère des toilettes alors que je me trouvais dans mon lit entrain de dévorer un livre. Ce fut ma mère qui dut me le ramener puisqu'elle détestait que je laisse traîner mes affaires au risque de les perdre et de les accuser. Comme à mon habitude puisque ce n'était jamais de ma faute après tout si mes biens réussissaient à s'échapper à d'autres endroits dont je n'aurais jamais imaginé. Et je souriais d'avance en voyant que j'avais reçu un message de Noah, suivit d'une grimace lorsque je vus l'heure à laquelle il me l'avait envoyé. Mais j'y répondais avec autant d'entrain que je pus, il savait bien que je n'étais pratiquement jamais lorgnée sur mon cellulaire. Mais une bonne nouvelle; il rentrait et j'allais enfin pouvoir le retrouver. Qui aurait cru que moi, une fille tellement banale serait amie avec un mec de ce genre, qui est, sachons le tous, tellement différent de moi sur beaucoup de points. Mais il était bien plus qu'un simple ami, et j'étais plutôt fière d'être considérée pareille pour lui. Alors une fois que la nuit dévalait, je sautais du lit pour prendre un douche et enfiler un jean suivit d'un pull léger. Je ne laissais même pas le temps à mes cheveux de sécher que je les attachais déjà. Ma mère n'était pas encore partie au travail, alors que mon père, lui, y était déjà dès l'aube. « Tu ne déjeune pas, ma chérie? » Tandis que mes lèvres se posèrent sur la joue de ma maternelle, j'eus une grimace. « Non, je déjeune avec Noah ce matin. » Ma mère avait eu beaucoup de mal à apprécier Noah à sa juste valeur, pensant qu'il serait comme la majorité des mecs; cavaleur, me voulant dans son lit pour ensuite m'abandonner. Elle n'imaginait donc pas qu'une amitié forte pouvait s'installer entre nous. Mais aujourd'hui, je comptais profiter d'être avec lui puisque je savais qu'il revenait de la prison où il avait été voir sa mère, et je savais aussi que ces moments là étaient difficile pour lui. En même temps, pour qui serait-ce facile. J'attrape de la monnaie, dans mon porte feuille et file en saluant ma mère au passage.
Il devait être dans les 9:45 du matin lorsque je faisais la queue dans la boulangerie du coin pour prendre des viennoiseries. J'allais m'arrêter une fois de plus, dans le café du coin. Par chance, je n'avais pas à prendre les transports ou la voiture, nous habitions dans le même quartier. Alors avec toutes mes commandes en mains, je marche vers la maison de mon ami, sortant les clés de ma poche arrière de jean. Il était à présent 10:17, c'était pour moi, une horaire raisonnable pour terminer sa nuit. Contrairement à ma réponse par message, je n'étais pas venue tôt. Je pose les clés sur la table du salon et trotte jusqu'à sa chambre que j'ouvrais en grand fracas, posant directement les commandes de cafés chaud plus de viennoiseries sur la commode. « Allez mon chat, il fait beau, il fait jour, lève-toi! » J'ouvre les rideaux et me retrouve nez à nez avec une demoiselle mal réveillée, nue. Et sur le côté, Noah grognant sans ouvrir les yeux, tout aussi dénudé que la fille, avec le drap au dessus de ses reins. « Mais merde, Noah! » Je cache mes yeux avec ma main pour laisser la demoiselle se rhabiller en vitesse et partir rapidement. Je me prend le pied contre le cadre de lit, poussant un nouveau juron ce qui réveilla doucement le tombeur de ces dames. « Mes yeux purs, ma pauvre âme innocente. » D'un ton théâtral, je me permet enfin de libérer mes yeux et fit un dernier tour du locataire, voyant ses iris se poser sur moi, je lissais le drap pour ne pas m'immiscer à l'intérieur trouvant ça totalement crados. « Tu m'as pas prévenu qu'une meuf nue était aussi de la partie. » Je soupire mais mon humeur changea rapidement devant son air et m'autorisa même à me blottir dans ses bras. Parce que ouais, les câlins de bons matins, ça pouvait toujours faire du bien.

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MessageSujet: Re: la solitude est une tempête de silence qui arrache toutes nos branches mortes.  Mer 27 Déc - 16:33


UNSPOKEN WORDS, THE SILENT STORM THROUGHT THE GREY OF MY EYES
▬ And is that alright, yeah ? Give my gun away when it's loaded. Is that alright, yeah ? If you don't shoot it, how am I supposed to hold it ? Is that alright, yeah, with you ? ▬

Aller voir ma mère n’est jamais une partie de plaisir. Le centre de détention de Détroit est loin d’être accueillant, et même à travers la vitre qui nous sépare, revoir son visage est une douloureuse piqûre de rappel. Mais je prends sur moi, parce que j’aime me foutre de sa gueule, j’aime la provoquer, lui montrer que la roue a bien tourné. J’aime lui rappeler sa chute, j’aime la pousser à bout et la voir se faire évacuer dans sa cellule quand elle commence à devenir hystérique. Parce qu’elle mérite de souffrir, de payer pour ce qu’elle m’a fait endurer.

Une fois dans l’avion du retour, plus les kilomètres défilent, plus je me sens libéré du poids qui m’oppressait. Elle n’a plus aucune emprise sur moi, mais la blessure reste sensible,  même après toutes ces années. Et quand je pose les pieds dans les rues désormais familières de North Rock Springs, c’est un vrai soulagement. Il est presque une heure du matin, et je suis claqué. Mais mes pas me guident naturellement vers le Blue Neon. L’appel des liqueurs amères auquel je ne peux finalement pas résister, la bouteille qui m’aidera à oublier. Les verres s’enchaînent encore plus que d’habitude, et sans trop savoir comment, je me retrouve chez moi la langue dans la bouche d’une nana dont j’ignore même le prénom. Nos gestes sont brouillons et flous, et la dernière chose dont je me souviens, c’est ses gémissements au creux de mon oreille. Et j’ai sombré.

C’est un boucan sans nom qui me tire de mon sommeil, et la lumière du jour vient agresser mes rétines à travers mes paupières hermétiquement closes. Je grogne, je me retourne pour noyer ma tête dans l’oreiller.

- Mais merde, Noah!

Judy ? Mais qu’est-ce tu fous là ? Je t’avais dit de pas venir si tôt. Franchement, t’as déconné. J’entrouvre les yeux, je fronce les sourcils, le regard ébloui par la pièce trop lumineuse pour eux, alors je les referme aussitôt. Je sens que ça remue à mes côtés. Et j’entends une voix féminine totalement inconnue. Mais j’ai pas envie de bouger. Je patauge dans le brouillard. Il doit être genre six heures du matin, je suis complètement dans le gaz. Puis encore du bruit. Je frotte mes paupières avec le dos de ma main pour y voir plus clair. Je suis à la ramasse, et visiblement encore alcoolisé de la veille.

- Mes yeux purs, ma pauvre âme innocente.


Je reconnais à nouveau ta voix, Judy. Et quand j’arrive enfin à tolérer la clarté matinale, c’est sur ton image un peu floue que mon regard tombe.

- T’as vu l’heure franchement.

Une demie phrase à moitié bougonnée, et qui ne veut pas dire grand-chose, mais je suis pour le moment incapable d’articuler quoi que ce soit de plus long.

- Tu m'as pas prévenu qu'une meuf nue était aussi de la partie.

Quoi ? Mais de quoi tu parles ? Je dors jamais avec mes conquêtes. Je les vire après m’être douché, c’est une règle à laquelle je déroge pas. Merde, je devais être trop déchiré hier soir. Je me rappelle de rien, j’ai dû m’écrouler sans même m’en rendre compte. Ca m’emmerde qu’une nana soit restée pioncer. J’aime pas qu’on empiète sur mon territoire. Bordel, fait chier.

- Crois-moi que c’était pas voulu.

Je me sens presque vexé qu’elle ait dormi avec moi, alors que je suis le seul responsable de la situation. J’ai la moue boudeuse. Je referme les paupières, franchement contrarié, et je mets mon bras en travers de mon visage, comme pour faire barrière entre la réalité et moi. Et je sens ton corps qui vient se coller contre moi par dessus le drap, ton petit bras qui entoure mon torse. Alors je me détends un peu, mais je bouge pas pour autant. J’essaye d’émerger doucement. De lutter contre le sommeil qui m’attire inexorablement. J’ai forcé sur la bouteille hier soir. A ce point-là, c’est quand même rare. C’est là que je réalise, que même si je joue le mec fort quand je vais voir ma mère, les cicatrices sont toujours là. Enfouies sous l’encre qui enjolive ma peau, mais toujours aussi à vif qu’avant.

Une agréable odeur de viennoiseries encore chaudes vient titiller mon nez, et soulève d’abord légèrement mon estomac qui se débat avec les restes d’alcool, avant de réveiller ma faim.

- T’as ramené quoi ?

Je m’étire longuement, à la manière d’un chat. Mes muscles ankylosés ont besoin de sortir de la brume eux aussi. C’est là que je réalise que je suis nu sous le drap. Mais ni toi ni moi n’avons tiqué. C’est le genre de trucs qui, étrangement, ne crée pas de malaise entre nous. Enfin, pas que je sache. Sinon tu serais pas allongée juste à côté de moi, si ?

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MessageSujet: Re: la solitude est une tempête de silence qui arrache toutes nos branches mortes.  Jeu 28 Déc - 0:47

noah, judy

la solitude est une tempête de silence qui arrache toutes nos branches mortes.

▼▲▼

Bon, en soit ce n'était pas la mer à boire de voir un mec avec une meuf dans un lit. Ce qui était le plus étrange était de voir une femme dans le lit de Noah. Lui qui ne laissait de base jamais une seule passer la nuit complète dans ses draps. Intérieurement j'étais dégoûtée car ma seule envie depuis son départ avait été son retour. Heureusement pour moi, l'inconnue partie rapidement sans demander son reste. « Étonnant que t'ais laissé ça se produire. » Je pouffais intérieurement, il aurait même du me remercier, il n'aurait pas eu à la jeter de lui-même. J'aurai carrément voulu qu'il change les draps avant de m'accueillir dans le lit, je trouvais ça pas super hygiénique pour moi de me poser sur un lit où ils avaient sans doute passé une grosse partie de la nuit à s'échanger leurs fluides corporel. Heureusement que la couette était présente pour que je m'y allonge dessus afin d'envelopper son torse de mes petits bras. J'étais une personne très expressive et câline de base, alors ce geste était autant pour moi que pour lui, naturel. Bien qu'il fut complètement nu sous le drap, je n'en tenais pas plus rigueur que ça, ce n'était pas le genre de chose à me faire rougir, d'autant plus qu'on ne voyait absolument rien. Alors qu'il ait un boxer ou non à ce moment ne se différenciait pas tant que ça.
Restant dans un léger silence jusqu'à ce qu'il n'hume enfin les viennoiseries chaudes ainsi que le café, je sautais du lit de bonne humeur pour ramener le sachets avec les gobelets de breuvages chauds. « J'ai.. des croissants, pains au chocolat et.. café! » Cette réponse fut accompagnée par un sourire rayonnant tandis que je montais à nouveau sur le lit à l'aide de mes genoux, je m'assieds en tailleur à ses côtés, posant le tout sur le matelas. « Et puis, il est dix heures passé hein, alors cesses de faire ton ronchon. » Je croques dans un croissant chaud que je venais juste de piocher dans le sachet, laissant encore un peu de temps à Noah d'émerger pour l'en lui tendre un. « En fait, commence par le café, tu pues l'alcool. » Ce n'était pas uniquement par l'odeur parce qu'en réalité, il ne le sentait pas vraiment, c'était surtout par son état, il avait du prendre une sacré cuite la nuit dernière. J'étais pas trop friande de ses nuits entières à s'empiffrer verre sur verre. Je pouvais me douter que d'avoir vu sa mère l'ait autant travaillé, mais peut-être pas à ce point. Parce que même si j'avais eu vent de quelques raisons sur l'emprisonnement de sa génitrice, je ne le lui avais jamais demandé, me doutant que ce n'était pas un sujet sur lequel on pouvait épiloguer si facilement. Pourtant, aussi étrange soit-il, je me sentais mal, car je pensais dans mon fort intérieur que ce devait être une histoire difficile. Ce n'était pas banal, encore moins normal d'avoir vécu ça.

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MessageSujet: Re: la solitude est une tempête de silence qui arrache toutes nos branches mortes.  Jeu 28 Déc - 16:20


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- Étonnant que t'ais laissé ça se produire.
- Pas la peine de remuer le couteau dans la plaie.

Je te réponds d’un ton un peu bourru, autant à cause de mon réveil précipité que les restes d’alcool et la situation qui me contrarie fortement. Mais toi, je sais que ça t’amuse. Tu fais la nana heurtée, mais je te connais. Tu dois bien te marrer intérieurement, et tu m’en tiendras pas rigueur. J’ai plus qu’à étouffer l’affaire et espérer que tu me le balances pas sur le coin du nez un de ces quatre pour te foutre de ma gueule.

Tes bras me détendent un peu, même si je l’avouerai pas à voix haute. Je suis pas contre un peu de tendresse de ta part ce matin. Et c’est un miracle en soi, quand on me connaît. Parce que je côtoie la gente féminine que pour m’envoyer en l’air. Parce que finalement, j’ai jamais connu la douceur de l’amour, et que je suis incapable d’en donner, de la vraie tendresse. Ca me rebute complètement. Sauf avec toi. T’as su m’apprivoiser, je sais pas trop comment. C’est vrai que t’es pas comme les autres nanas. Tu te prends pas la tête, tu me fais pas la leçon. Des fois, j’oublierais presque que t’as une paire de seins sous tes sweats.  

L’étreinte est de courte durée, et j’en profite pour me redresser vaguement dans le lit, frottant mes yeux pour essayer d’émerger.

- J'ai.. des croissants, pains au chocolat et.. café!
- Cool, tu gères.

Je parle en étouffant un bâillement. Tu pètes la forme, alors que je patauge dans les brumes de ma cuite. Ca m’irriterait presque, toute cette énergie dès le réveil. Mais c’est toi, alors je laisse passer sans broncher. Puis t’as ramené le petit déj’, je te dois bien ça. Tu fais comme chez toi, tu poses tout ce que t’as apporté sur le lit. Ce même lit dans lequel hier je me suis tapé cette nana sortie de je sais plus où. Et tu râles même pas. Tu te plains pas de l’état des draps, tu te poses dans le lit et tu commences à manger comme si ça te posait aucun problème. Alors qu’au fond, je sais que t’as tiqué et que t’aurais préféré que je fasse le ménage avant que tu poses tes fesses ici. Mais cet équilibre, cette tolérance d’un côté comme de l’autre, c’est ce qui fait que notre entente fonctionne aussi bien.

- Et puis, il est dix heures passé hein, alors cesses de faire ton ronchon.
- Quoi, sérieux ?

Je me penche pour attraper mon téléphone, histoire de vérifier l’heure, mais je constate qu’il est HS. Mon réveil n’est plus sur ma table de nuit. Je le cherche du regard, et je le trouve gisant au sol près du lit. Et en effet, il est plus de dix heures. Je fais un bruit à mi-chemin entre le grognement et le soupir. J’ai vraiment forcé sur la bouteille hier soir. Vraiment.

- En fait, commence par le café, tu pues l'alcool.

Je fronce les sourcils en te toisant et je mime de compter jusqu’à deux avec mes doigts.

- Déjà, je pue jamais. Ensuite, je fais c’que j’veux.

Et pour appuyer mes propos, j’attrape le croissant que tu me tends pour mordre dedans avec un sourire narquois. Il est encore chaud, et mon estomac apprécie d’être enfin rempli par quelque chose de solide. Je sais très bien que c’est pas un reproche que tu m’as fait. Au fond, tu t’inquiètes parce que même si tu m’as vu bourré des dizaines de fois, c’est jamais allé si loin. Mais y’a cette espèce de pudeur entre nous. Cet espèce de « je t’aime moi non plus » qui caractérise notre relation. On n’en fait pas des tonnes, les effusions d’amour pleines de niaiserie à en péter, c’est pas pour nous. Alors on se taquine, on se chamaille. Parce qu’on sait faire que comme ça. Et que personnellement, je changerais ça pour rien au monde.

Puis y’a ce mystère qui m’entoure. T’es pas au courant de toute l’histoire sur ma mère. C’est un sujet quasiment tabou, un sujet épineux, venimeux. Un truc que je préfère reléguer tout au fond, et que je m’applique à ignorer les trois quarts du temps. Sauf quand je croise ses yeux derrière la vitre du parloir. Son regard si différent du mien. Son visage qui ne m’a légué aucune ressemblance. J’ai beau faire le caïd, au fond, j’ai pas oublié. Alors je noie mes démons dans l’alcool. Mais ces fils de pute savent trop bien nager pour que je m’en sorte si facilement.

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MessageSujet: Re: la solitude est une tempête de silence qui arrache toutes nos branches mortes.  Sam 30 Déc - 13:11

noah, judy

la solitude est une tempête de silence qui arrache toutes nos branches mortes.

▼▲▼

Suite à sa rétorque, je lève les yeux au ciel, tentant de dissimulé mon sourire amusé. Parce que ça l'énervait tellement d'avoir osé laissé une femme dormir dans son lit que s'en était comique à voir. Je ne comprenais d'ailleurs toujours pas pourquoi ça le mettait dans cet état alors que partager ses draps le temps d'un plaisir ne le dérangeait pas tant que ça. En fait, j'étais loin de tout comprendre sur les mecs. Sur ce mec en particulier, à vrai dire, il y avait longtemps que j'avais cessé de comprendre quoi que ce soit. Loin de le juger cependant. Ne voulant pas m'attarder sur ce point pour le mettre de mauvaise humeur, je bondis du lit pour lui apporter de quoi se nourrir. Sa remarque me mit une fois de plus le sourire aux lèvres. J'aimais prendre soin de lui, comme une mère, comme une petite soeur. Parce que je savais bien que ses visites à la prison n'étaient jamais bonnes pour lui, alors je profitais souvent de ce moment pour pouvoir le chouchouter un peu plus sans être non plus dans l'excès, sachant très bien que je risquais d'être énervante à la longue.
« T'es vraiment une tête de mule toi. » Je roule des yeux, buvant une longue gorgée de mon café après avoir avalé la moitié de mon croissant, manquant de peu de me brûler la langue avec le breuvage. Je sens le lit trembler de plus en plus, fronçant les sourcils, je me rends vite compte que c'est à cause de mes jambes, enroulés qui n'arrêtaient pas de bouger. C'était un tic qui m'arrivait souvent lorsque j'étais stressée. En l’occurrence, je n'avais pas de quoi me mettre dans cet état mais ce silence me pesait, et surtout l'état de Noah. Je ne pouvais m'empêcher de m'inquiéter pour lui, pour un tout, pour un rien. J'étais aussi tellement curieuse de savoir comment s'était passé son entretient avec sa mère, mais je n'osais décemment pas le lui poser la question, par peur qu'il se braque ou que ça lui fasse du mal. Cet homme gardait beaucoup trop de truc en lui pour que ça en devienne viable. Et même si j'eus des birbes d'informations le concernant, je savais aussi que ses relations avec sa mère n'étaient pas au beau fixe. Mordillant ma peau à l'intérieur de ma bouche, je décidais d'enfin me lancer, mais dans un question assez soft. « Ça s'est mal passé, hein? » Peut-être le devinais-je par le simple fait qu'à 10:00 du matin, il puait l'alcool à foison? Peut-être pour tenter d'avoir des informations ou juste par une simple intuition? Noah était loin d'être expressif, de montrer ses sentiments, ses peines, ses doutes. Je ne m'attendais pas non plus à ce qu'il me réponde par autre chose qu'un oui ou un non. Je n'en serai point formalisée.

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MessageSujet: Re: la solitude est une tempête de silence qui arrache toutes nos branches mortes.  Sam 27 Jan - 14:15


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T’es attentionnée avec moi, Judy. Avec Carlos et Zach, aussi. T’es comme ça, un peu comme une maman – une vraie – mais en mieux. T’es pas envahissante, tu prends pas la tête. Tu veilles, de loin. Sans trop empiéter sur notre espace vital. T’es la touche de douceur nécessaire pour apaiser notre côté brut. Ce genre de truc que j'ai jamais connu. Que je rejette systématiquement désormais. Sauf quand il s'agit de toi. Faut croire que tu sais t'y prendre.

- T'es vraiment une tête de mule toi.
- Une tête de mule canon. C’est pas pareil.

Un petit clin d’oeil taquin accompagne une nouvelle bouchée. Je prends mon temps pour manger le croissant que t’as gentiment apporté. Mon estomac n’est pas encore très stable et il risque de ne pas apprécier une arrivée brutale de nourriture après avoir barboté dans l’alcool aussi longtemps. Toi par contre, t’avales ton café rapidement, et t’as déjà englouti la moitié de ta viennoiserie. Et ça me fait sourire. T’arrêtes pas de gigoter ta jambe, et avec le temps j’ai appris que c’était pas forcément bon signe. Quelque chose te préoccupe, et j’ignore si c’est le fait que j’ai bu à outrance hier soir, ou complètement autre chose.

- Ça s'est mal passé, hein?

Bingo, j’avais raison. Le fait que tu saches pas le fin fond de l’histoire doit pas t’aider non plus. Mais je suis loin d’être loquace à ce sujet, et tu le sais. J’esquive toujours le sujet du mieux que possible, comme si éviter la chose pouvait l’effacer, la réduire à néant. Comme si, à force de l’ignorer, elle finirait par n’avoir jamais existé. Mais les cicatrices ne s’effacent pas. Les traces sur mes poignets, savamment recouvertes par l’encre sombre, ne s’estompent pas. Elles sont bel et bien là, brûlantes, lancinantes. Invisibles, seulement aux yeux des autres. Alors j’acquiesce en silence, une confirmation muette qui me noue la gorge. Puis je hausse les épaules, pour atténuer mon aveu, pour dire que je m’en fous, pour brouiller les pistes.

- Ca peut pas être joyeux, c’est la taule quoi.

Une justification bidon. Des réminiscences de ma visite s’imposent à mon esprit. Des images déplaisantes. Son visage à elle, qui me retourne l’estomac. Alors je repose le croissant, parce que j’ai plus très faim. Je fixe mes doigts, les contours encrés sous ma peau dessinant des symboles qui ne font sens que pour moi.

- Elle est cinglée.


C’est un murmure quasi inaudible, une vérité lancée comme une bombe à retardement. Et ces flashs dans ma tête qui tournoient comme des vautours. Ses poings contre la vitre du parloir. Ses cris empreints d’hystérie. Sa colère qui se mue en folie quand elle se fait embarquer. Mon sourire de travers alors qu'elle se débat, sourire qui balafre mon visage. Un sourire pas joyeux. Un sourire de vengeance. Un sourire qui satisfait pas vraiment. Je me pince l’arrête du nez, autant pour chasser ces images que parce qu’un mal de tête prévisible est en train de se ramener.

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MessageSujet: Re: la solitude est une tempête de silence qui arrache toutes nos branches mortes.  Ven 9 Mar - 13:15

noah, judy

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Je pouvais bien avouer une chose dans toute cette histoire ; c'était assez frustrant de ne pas savoir, de ne pas savoir pourquoi il se rendait dans des états pareils et pourquoi continuait-il d'aller la voir si au final il se refermait aussitôt. Je ne me posais pas plus de questions que ça dans un sens puisque c'était du Noah tout craché et je respecte l'homme qu'il est. Il était clairement en alerte sauf qu'il ne voulait pas se l'avouer à lui même, et rien que ça, ça pouvait freiner même les plus téméraires. S'aventurer dans la vie de cet homme n'était pas chose aisée et je me demande encore aujourd'hui comment j'ai pu réussir à pénétrer dans sa vie. Oh, j'en étais ravie, heureuse même de le compter parmi mes proches. Mais j'étais clairement pas le genre de fille à être comme lui. À être comme la petite bande de gars qui m'entourait. « M'ouais, je suis pas certaine vu la tronche que tu te tape là. » Je le taquine, mais je ne tarde pas non plus à rentrer dans le vif du sujet. Parce que ça m'intrigue de le voir comme ça et aussi parce que j'avais un tas de questions à lui poser. Beaucoup trop en fait. Mais je me retiens par la seule force de ne pas le saouler. J'aimais pas être intrusive alors j'essayais la subtilité même s'il voyait bien que je voulais des réponses. J'avais tendance à toujours m'en faire, toujours penser à des scénarios improbables, des idées futiles. Et je le vois du coin de l'oeil acquiescer, je l'entends me dire que sa mère est cinglée, l'amertume du son de sa voix. Je ne comprend pas tout, encore une fois. Je comprend juste que rien ne va chez lui, que c'est bien plus profond que ce que personne ne peut imaginer. Que c'est là et que ça restera là aussi longtemps, voir pour toujours. « Je... » J'hésite. Parce que je n'allais clairement pas le laisser comme ça, encore moins sans tenter d'en savoir plus. C'était mort d'avance parce qu'encore une fois, Noah n'était pas le genre à étaler sa vie, ses problèmes et tout le reste. Au moins, on était paré d'avance qu'avec lui, l'épisode de confessions intimes serait aussi vide que l'âme de Voldemort. Mais merde, il devait savoir que je m'en faisais pour lui. Alors il ne servait plus à rien d'hésiter à quoi que ce soit lorsque j'étais totalement contre de le revoir à chaque fois dans cet état. « Je sais pas ce qu'il se passe et crois-moi que je peux comprendre que tu ne veuilles pas en parler. J'ai pas le droit de te forcer à quoi que ce soit mais merde Noah, regarde toi. » Contrairement à ce que j'aurai voulu, ma voix était douce. Cassée mais douce alors que je la voulais autoritaire. Écumer les bars pour oublier n'était pas la réponse à tout, dégrader son état encore moins. Le silence était la pire chose qui pouvait se produire selon moi. Je le regarde, me mordant l'intérieur des joues une seconde fois en posant ce que j'avais dans les mains sur la table de nuit à mes côtés. « Je m'inquiète pour toi.. » Faisant la moue tel un vieil enfant qui refusait de grandir, je pose encore une fois mon regard sur le visage de mon ami.

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MessageSujet: Re: la solitude est une tempête de silence qui arrache toutes nos branches mortes.  

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